La médiation est un espace de dialogue sécurisé et confidentiel dans lequel chaque personne peut exprimer ce qu’elle vit, ses besoins et ses attentes, avec l’aide d’un tiers neutre et impartial : le médiateur.
Elle permet de prévenir, d’apaiser ou de traverser une situation de tension ou de conflit, en favorisant une communication respectueuse et structurée.
Le médiateur ne juge pas, ne tranche pas et ne décide pas à la place des personnes. Il facilite les échanges afin qu’elles puissent construire leurs propres solutions.
La médiation est pertinente dès lors qu’il existe :
• des tensions ou des conflits (familiaux, professionnels, entre associés, voisins, partenaires),
• une communication devenue difficile,
• un projet commun fragilisé par des désaccords,
• ou un besoin de clarifier une relation avant que la situation ne se dégrade.
Elle est particulièrement adaptée lorsque l’enjeu est de préserver le lien tout en avançant.
La médiation n’est pas une thérapie.
Elle accueille les émotions, mais ne relève pas d’un soin psychologique.
C’est un processus structuré, orienté vers l’avenir, qui vise la clarification des besoins, la restauration du dialogue et la recherche de solutions concrètes.
En médiation, le médiateur ne propose pas de solutions.
Il accompagne les personnes pour qu’elles élaborent elles-mêmes leurs accords.
La conciliation peut inclure des propositions du tiers.
La médiation repose davantage sur l’autonomie, la responsabilité et l’engagement des personnes.
L’objectif n’est pas nécessairement d’être d’accord sur tout.
Il s’agit de :
• passer de la confusion à la clarté,
• restaurer ou pacifier la relation,
• trouver un accord réaliste et respectueux,
• ou permettre une séparation plus apaisée lorsque c’est nécessaire.
Je suis garante du cadre, du processus et de la sécurité des échanges.
Je veille à ce que chacun puisse s’exprimer librement, sans être interrompu, jugé ou dominé.
Je ne donne pas de conseils juridiques et je n’ai aucun projet préétabli pour les personnes accompagnées.
Oui. L’impartialité est un fondement essentiel de la médiation.
Je veille à accorder la même qualité d’écoute et le même temps de parole à chacun.
Si je considère ne plus pouvoir garantir cette posture, j’ai l’obligation de mettre fin à la médiation.
Oui. La confidentialité est totale.
Tout ce qui est dit ou écrit dans le cadre de la médiation ne peut pas être utilisé ultérieurement devant un tribunal.
Ce cadre permet à chacun de s’exprimer en confiance.
Oui. La médiation repose sur le libre consentement.
Chaque personne peut y mettre fin à tout moment, sans avoir à se justifier et sans obligation de conclure un accord.
Un accord peut être formalisé par écrit.
Il peut ensuite être homologué par un juge afin de lui donner force exécutoire, si les personnes le souhaitent.
Le premier contact est un échange gratuit, par téléphone ou en visio.
Il permet de comprendre la situation, de présenter le cadre de la médiation et de vérifier si cette démarche est adaptée.
Lorsque la médiation est engagée, je propose généralement des entretiens individuels préparatoires, facturés.
Ces entretiens permettent à chacun de disposer d’un espace personnel avant la rencontre commune.
La séance se déroule dans un cadre neutre et sécurisé.
Après un rappel des règles de fonctionnement, chacun peut exposer son point de vue et ce qu’il vit.
Le travail porte ensuite sur l’identification des besoins et la recherche de solutions acceptables pour tous.
La durée dépend de la situation et des enjeux.
Une médiation est généralement plus rapide qu’une procédure judiciaire.
Le rythme des séances est ajusté aux besoins et aux disponibilités des personnes accompagnées.
Oui. Les séances peuvent se dérouler en présentiel ou à distance.
Des entretiens séparés peuvent également être proposés si la tension est trop forte à certains moments.
Les solutions émergent des échanges, grâce à des outils de communication tels que l’écoute active, la reformulation et la clarification des besoins.
Mon rôle est d’aider à dépasser les positions figées pour ouvrir des options nouvelles.
Sans l’accord de toutes les personnes concernées, une médiation ne peut pas avoir lieu.
En revanche, un accompagnement individuel est possible pour travailler votre rapport à la situation, au conflit ou à la relation.
Ce travail permet souvent de retrouver de la clarté et de l’apaisement.
Oui. La médiation est particulièrement utile lorsque la communication est bloquée ou rompue.
Le cadre permet de rétablir un dialogue sécurisé.
Non.
La médiation est exclue en présence de violences intrafamiliales ou de violences psychologiques graves.
La sécurité des personnes est prioritaire.
Je veille à l’équilibre des échanges.
Si nécessaire, le cadre peut être ajusté ou des entretiens séparés proposés.
La présence d’un avocat est possible, mais jamais obligatoire.
L’absence d’accord n’est pas un échec.
La médiation permet souvent de mieux comprendre les enjeux et de retrouver une capacité de décision.
La médiation de projet intervient en amont des conflits, lorsque des personnes construisent ou portent un projet commun : associés, collectifs, familles, partenaires professionnels.
Elle permet de clarifier les attentes, les rôles, les modes de décision et la manière de gérer les désaccords futurs.
C’est une démarche préventive visant à sécuriser à la fois le projet et la relation.